Hayden Wood

Hayden Wood
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Nom: Wood
Prénom: Hayden

Sexe : Masculin
Age : 16 ans
Signe astrologique : gémeaux
Couleur des yeux : brun
Couleur des cheveux : brun

Catégorie : Humain
Traits principaux de caractère : Grand angoissé de la vie, il cache ses incertitudes par le silence. Si bien que l'on pourrait croire au premier abord que c'est un garçon calme et réservé, mais en le connaissant mieux on réalise que c'est tout le contraire.
Principal défaut : peu sûr de lui, il ne sait pas prendre de décision ni dire les choses qu'il convient au moment qu'il convient.

Note : Il est amoureux de Saori depuis son entrée au club sportif de la ville où il la rencontra pour la première fois. Il sait lui-même que cet amour a peu de chance d'aboutir et préfère donc continuer à vivre en rêve sa passion. Il est le meilleur ami de Thalia avec qui il partage le moindre de ses secrets et de ses troubles.
Hayden --> Adam Brody


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# Posté le vendredi 02 février 2007 11:32

Modifié le vendredi 02 février 2007 11:44

Une douleur plus profonde

Une douleur plus profonde
...


Elle se réveilla aux alentours de midi, prit une bonne douche fraîche, enfila une tenue légère et se prépara à affronter une nouvelle journée de chaleur. Elle descendit à la cuisine où sa mère préparait le dîner.

- Bonjour !
Ce « bonjour » inopiné fit sursauter sa mère qui se coupa brusquement avec l'éplucheur de légumes.
- Oh maman je suis désolée !
- Ce n'est rien, dit sa mère en pressant un torchon de cuisine sur la plaie suintante.
- Attends, laisse-moi faire !
- Non ça va chérie, ne t'inquiète pas c'est juste une petite coupure.
- Laisse-moi faire, ça prendra deux secondes.
En moins de temps qu'il n'en fallut pour le dire, Saori s'approcha de sa mère, referma sa main droite autour de son doigt meurtrit et conserva cette position quelques secondes. Aiko Akashi ressentit d'abord un faible picotement puis la douleur se dissipa. Lorsque sa fille retira sa main, la coupure avait totalement disparu. Il ne restait plus que quelques traces de sang, seuls témoins de ce dérapage.
- Qu'est-ce que tu m'as fait au juste ? demanda madame Akashi.
- Recomposition moléculaire, dit Saori d'un ton léger en attrapant une rondelle de carotte qui traînait sur la table.
- Efficace.
- Très.

Il y avait un mélange de crainte et d'admiration dans la voix de Madame Akashi que Saori ne releva pas. Bien sûr, elle était fière de son enfant. Après tout, pas tout le monde ne pouvait se venter d'avoir enfanté une Argone. Mais Aiko était également morte de peur. Elle ne cessait d'imaginer ce qu'il pourrait arriver à sa fille si quelqu'un venait à découvrir ses "petits talents". Aussi, n'aimait-elle pas que Saori utilise ses pouvoirs en dehors de l'école. Elle essayait d'éviter au maximum le genre d'occasions qui venait de se produire.
- A quelle heure doit-on t'amener à l'aéroport samedi ?
- Je décolle à 15h45.
- Ce sera ton père qui t'accompagnera, moi je reprends à 16h.
- D'accord.
Le sourire insouciant de Saori avait disparu de son visage et elle avait recouvré cet air morne qui l'avait imprégné la veille. Elle alla s'asseoir dans son canapé et alluma la télévision. Aiko constata ce changement d'attitude. Elle abandonna la cuisine pour aller s'asseoir auprès de sa fille.
- C'était très utile ton coup de... composition moléculaire.
- Recomposition.
- Oui. Tu es très douée, je ne sais pas ce que je ferais sans toi.
- Et pourtant je ne suis jamais là...
- ...Tu sais, tu n'es plus obligée de retourner en école d'Argone si tu ne le veux plus.
- Tu sais très bien que je n'ai pas le choix.
- Tu pourrais revenir ici et te chercher un travail. Après tout, tu es grande maintenant, tu saurais très bien te débrouiller dans la vie active tout en préservant ton secret. Tu pourrais avoir une vie normale si tu le voulais...
- Mais je ne suis pas une fille normale ! Ce genre de vie n'est pas pour moi. J'ai été entraînée à traquer et à exterminer des vampires, à manipuler l'esprit des ordinaires pour les faire plier à mes exigences, pas à être avocate, caissière ou je ne sais quoi d'autre.
Madame Akashi fut touchée par la force et la douleur avec laquelle sa fille prononçait ces mots. Ce fut comme si elle annonçait sa propre mise à mort. Elle se rapprocha d'elle et lui passa la main dans les cheveux.
- Quoi que tu fasses, tu resteras ma petite fille chérie et je t'aimerai toujours. C'est ta vie que tu joues et personne ne peut décider de ce que tu en feras à ta place. Si tu veux devenir autre chose qu'une exécutrice ou qu'une arme secrète du Concile, c'est à toi qu'appartient cette décision.
- ...
- Tu es dans tes dernières années d'étude, bon nombre de tes amis ne sont pas allés aussi loin, ce ne serait pas un drame si toi aussi tu quittais l'ESACO maintenant.
- Mais ça n'aurait aucun sens. Si j'arrêtais maintenant, à supposer que mes professeurs veuillent bien me laisser partir, j'aurais pour le reste de ma vie une sensation d'inachevé... Je ne peux pas prétendre tourner le dos à ce que je suis et vivre une autre vie, parce que je ne pourrais jamais être autre chose qu'une Argone. Ce n'est pas comme si je pouvais ignorer mes dons, comme si je pouvais mettre sur "off" mes pouvoirs ! Ils sont le résultat de mon cerveau trop actif, ils font parti de moi pour toujours. Je dois vivre avec, c'est comme ça.
- Mais tu as l'air si malheureuse...
- ...
- Oh ma chérie...

Aiko prit sa fille dans ses bras et fit de son mieux pour ne pas laisser transparaître sa tristesse et accabler davantage sa fille.

...

# Posté le lundi 05 février 2007 16:36

The Theatre Of Life

The Theatre Of Life
...

Il ne restait plus qu'une semaine avant que Saori ne reparte pour Los Angeles. Elle n'allait plus revoir ses parents ni ses amis avant de longs mois. Malheureuse ? Oui elle l'était, et quoi qu'elle puisse faire elle le resterait. Etre avec les gens qu'elle aimait et constater à quel point elle était différente la rendait aussi malheureuse que de se retrouver à des kilomètres d'eux, dans cette école froide et sinistre. Oh bien sûr il y avait Heather, Breen, Mathew et les autres avec qui elle passait du bon temps, elle n'était donc pas réellement seule. Mais ce n'était pas pareil. Eux ils étaient des "purs", tous leurs proches étaient des Argones. Ils ne pouvaient pas comprendre son malaise.

Une semaine. Elle comptait bien profiter au maximum de ses derniers instants ici. En fin d'après-midi, elle avait rejoint Thalia au centre commercial. Quoi de mieux que la climatisation des grands magasins pour se rafraîchir un peu ? Après deux bonnes heures de shopping et un copieux repas dans un fast food, les filles eurent envie de terminer leur journée tranquillement, posées au calme. Elles optèrent donc pour un cinéma. L'on y projetait un film de vampires, cela promettait d'être amusant... pour Saori en tout cas ! Ces cinéastes en tenaient vraiment une couche... S'ils savaient... Comme elles avaient mis d'interminables minutes à se décider, elles avaient raté le début de la séance. Elles se faufilèrent donc en catimini dans la salle et rejoignirent deux places vides un peu plus bas.
Ce film était d'un ridicule foudroyant. Lorsque le héro du film brandit un pieu, une croix et de l'eau bénite devant un vampire aux dents si longues qu'il aurait pu perforer une encyclopédie, s'en fut de trop pour Saori qui éclata d'un rire cristallin qui se répandit dans toute la pièce. Thalia lui jeta un regard réprobateur. Mais à son grand étonnement, la jeune fille n'était pas la seule à rire. Elle jeta un furtif coup d'½il en arrière mais la salle était trop obscure pour qu'elle ne puisse distinguer des visages.

Enfin la plaisanterie se termina et les deux jeunes filles rassemblèrent leurs affaires. Au moment où Saori voulu pousser la lourde porte de sortie, un bras galant surgit de derrière elle pour lui épargner cette peine.
- C'est la deuxième fois que nos chemins se croisent.
Saori reconnu le garçon qui lui avait offert à boire au Heaven la nuit dernière.
- Toi ?
- Eh oui, navré.
- Mais qu'est-ce que...
- Tien ! Tu ne me présentes pas, Saori ?

Et zut, Thalia avait vendu la mèche.
- Saori ? C'est donc cela ton prénom ?
- Et peut-on connaître le tien ? demanda froidement Saori.
- Je ne sais pas, je ne donne pas comme ça mon prénom à une inconnue.

Alors ça, il ne manquait pas d'air ! Non mais pour qui se prenait-il celui-là ? Et voilà qu'il riait maintenant.
- Je te fais marcher Saori ! Je m'appelle Reece. Et je vous présente Troy et Seth, mes... cousins.
- Quelle belle famille ! s'exclama Thalia.

Elle était complètement en transe. Ces garçons la mettaient dans tous ses états. Pour un peu elle en oublierait Hayden. La voilà qui minaudait et faisait de radieux sourires à ces importuns.
- Bon, Thal, on ne va peut être pas rester là toute la nuit, non ?
- Euh... Oui, c'est vrai.
- Vous avez quelque chose de prévu ce soir mesdemoiselles ? demanda Seth.

Un « oui » et un « non » raisonnèrent simultanément. Saori eu beau lancer des regards assassins à son amie, cela ne l'empêcha pas d'inviter les trois jeunes hommes à se joindre à elles au Remington, un petit bar du centre.
Grandiose. Comment allait-elle s'en débarrasser maintenant ?

Le bar était déjà bien rempli. Evidement, à 23h un samedi soir, elles auraient du s'en douter. Les cinq compères prirent place autour d'une petite table. Saori détestait ça. Son espace vital n'était plus respecté et ses nerfs en prenaient un coup. On leur servit à boire, puis Seth entama la conversation.
- Alors ? Que faites-vous dans la vie mesdemoiselles ?
- On est étudiantes ! répondit Thalia. Et vous ?
- Oh nous, on n'est plus à l'école depuis un moment, dit Troy.
- Ah ? Et qu'est-ce que vous faites alors ?
- Et bien...
- On travail dans une société d'export à Los Angeles, intervint Reece. Et vous êtes en quelle classe au juste toutes les deux ?
- En dernière année, dit fièrement la blondinette.

Saori ne dit toujours rien.
- Je ne savais pas qu'il y avait un lycée à Buckeye.
- Il y en a même deux ! Ca ne fait pas longtemps que le nouveau existe mais tu sais la ville s'agrandit de jour en jour.
- C'est impressionnant. Et vous êtes toutes les deux dans le même lycée je présume ?
- Non Saori est dans une école privée, à Los Angeles justement !
- Ah bon ? Ca alors ! Où exactement ?

Saori marqua un silence gênant et fronça les sourcils. Après un bref instant elle reprit la parole.
- Je trouve ça plutôt étonnant que de jeunes gens venus de Los Angeles s'aventurent dans un trou aussi paumé que Buckeye, rétorqua-t-elle.
- Nous sommes de grands voyageurs, répondit Reece sur un ton de défit.
- Vraiment ?
- Non pas que nous ayons le choix, mais comme tu l'auras peut être entendu entre deux rêveries, nous travaillons pour une société d'exportation. Nous transportons beaucoup de nos produits vers le quart Sud Ouest du pays. Vous n'êtes pas sans savoir qu'il y a à Buckeye un laboratoire de génétique ?
- Vous êtes dans l'export de produits génétiques, donc ?
- De produits pharmaceutiques pour être exact.
- Mm... et votre patron a besoin de trois personnes pour effectuer cette livraison ? Trois cousins qui plus est ! Pardonnez-moi mais je trouve que la coïncidence frise le canular !
- Le canular ? Crois-tu qu'on vous mène en bateau ?
- J'en ai bien l'impression, oui !
- Et pour quelle raison ferions-nous cela ?
- A vous de nous le dire.


Thalia n'osait plus rien dire. Les cousins de Reece non plus d'ailleurs. Tous observèrent la joute verbale entre les deux jeunes gens. Aucun d'eux ne sourcilla. Il y avait un petit air arrogant sur le visage de Reece que, étrangement, Saori trouva très séduisant. Il avait quelque chose dans le sourire...
- Le père de Troy est Christopher Salinsky, des laboratoires Salinsky, reprit Reece. C'est aussi mon oncle et celui de Seth. Fin des années 70 il n'était rien. Il a du suer sang et eau pour mettre sur pied son entreprise et s'entourer des meilleurs généticiens. Maintenant qu'il est au sommet, il essaie d'en faire profiter son entourage, quoi de plus normal ?
- C'est une très belle histoire, mais ça ne m'explique pas pourquoi trois professionnels du transport perdent leur temps dans les bars et les salles de cinéma à draguer les filles au lieu d'effectuer leurs livraisons.
- Qui t'es toi ? Un flic ? demanda Troy.
- Laisse, Troy, j'aime la perspicacité de mademoiselle, répondit Reece avec ce petit sourire qui faisait de plus en plus fondre la jeune fille. Tu as raison Saori, nous sommes donc découverts. Nous ne sommes pas supposés détourner les véhicules de la société à nos fins personnels. Mais oncle Salinsky ferme les yeux sur ces petites vacances que nous nous octroyons à ses frais. Pour tout avouer, c'est même lui qui nous a donné l'adresse de l'hôtel Travelling à l'entrée de la ville pour que nous puissions profiter de quelques jours de repos avant la reprise de septembre. Si ce n'avait pas été une période calme, l'un d'entre nous se serait contenté de faire l'aller-retour seul, bien sûr.
- Des vacances, hein ?
- Un week-end prolongé pour être tout à fait exact.
- Vous auriez pu choisir un coin plus attrayant. Buckeye, ce n'est pas exactement une destination de rêve.
- Sans doute. Il n'était pas prévu que l'on reste d'ailleurs. Mais jusqu'ici nous avons fait de charmantes rencontres qui nous ont plutôt convaincu de rester. Comme je te l'ai dit hier soir, il ne m'arrive pas souvent de croiser de jolies jeunes filles quand je suis sur la route.


Saori se retrouva le bec cloué. Tout ce qu'elle put faire fut d'attraper son cocktail et de le siroter en baissant les yeux. Touchée. Coulée même. Tous ses sens étaient déroutés. Il était quand même bien étrange ce jeune homme. L'espace d'un instant, elle voulut pénétrer son esprit pour sonder ses intentions et saisir de nouvelles informations. Mais elle se ravisa au dernier moment. Elle s'était toujours refusée à exercer ses pouvoirs sur un ordinaire.
- Ai-je obtenu grâce à tes yeux si pénétrants ? demanda Reece
- ...
- Et puis-je à nouveau risquer ma question : où exactement es-tu située à LA ?
- Ingelwood.
- L'entrepôt Salinsky est situé à Lynwood. C'est à quelques kilomètres.
- En effet.
- Peut-être que nous nous recroiserons un jour à la Cité des Anges, qui sait ?
- Peut-être bien.

La tension était redescendue, Saori se sentait un peu plus à l'aise. Chacun repris son souffle et se décontracta.
- Et euh... quand est-ce que vous repartez alors ? hasarda Thalia.
- Demain matin, répondit Seth.
- Oh déjà !
- Oui il le faut bien.
- Vous restez avec nous toute la nuit alors ?
- Si vous voulez bien de nous, oui, dit Reece.
- Bien sûr ! N'est-ce pas Saori ?
- Tout va dépendre de comment monsieur Reece se comporte, répondit l'interpellée.
- Tout va dépendre des limites que vous allez m'imposer mademoiselle. Loin de moi l'envie de vous offenser.


Quel baratineur ! D'où tenait-il un langage aussi bizarre ? Pensait-il vraiment que ça faisait craquer les filles ? Bon d'accord... ça marchait un peu...
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# Posté le mardi 06 février 2007 08:22

Modifié le jeudi 08 février 2007 06:32

Ce n'est qu'un Au Revoir

Ce n'est qu'un Au Revoir
...

Au bout de quelques verres, les jeunes gens commencèrent à s'apprivoiser. Les plaisanteries allaient bon train, on se cherchait, on se tournait autour. Troy et Seth autour de Thal, Reece sans affaiblissement autour Saori qui s'amusait de la situation. La nouvelle petite bande fut bientôt rejointe.
- Hayden, voici Seth, Reece et Troy.
- Euh... salut.
- Tu en as mis du temps, on avait dit 23h, pas minuit cendrillon ! dit la blondinette.
- Ouais ben pour une fois c'est vous qui avez attendu. Mais je vois que vous n'avez pas perdu votre temps les filles.
- Ce sont les fameux inconnus d'hier soir, tu te souviens ? demanda Thalia.
- Ah oui, je me souviens ! Les gens de passage dans la ville, c'est ça
- C'est exact, répondit Troy.
- Tu te joints à nous pour un verre de tequila ?
- Comment refuser ?


Les conversations reprirent mais sans se soucier du nouveau venu. Hayden ne se senti pas très à l'aise. Il jura que les trois inconnus lui lançaient subrepticement des coups d'oeils et des sourires moqueurs. Et le pire était que ces demoiselles ne réagissaient pas, comme si elles ne les remarquaient pas. Peut-être parce qu'il n'y avait rien à remarquer ? C'était stupide, il était parano ! Il savait bien que ses amies ne le laisseraient pas tomber pour une bande de beaux gosses sortis de nul part... Bon sang, il n'était pas parano, il était jaloux ! Ridicule, il fallait se calmer, penser à autre chose. A Saori, tien. Aaah Saori... Elle était si belle dans cette petite robe légère. Et puis ce sourire... Sourire ? Une minute ! Depuis quand Saori souriait-elle à un inconnu ? Elle était ivre ou quoi ? Et... non mais qu'est-ce que ce Reece faisait avec sa main là ??!!
- ...oui dans l'absolu. Si je ressers ma main sur la tienne, par exemple, l'information "on me sert la main" arrive à ton cerveau par les terminaisons nerveuses, on est d'accord. Mais certaines personnes ont une sensibilité nulle à la douleur, justement parce que leurs terminaisons nerveuses ne...
Mais qu'est-ce qu'il lui fanfaronnait ?? Parler de terminaisons nerveuses à une fille pour la brancher ? Pfff, il avait encore beaucoup de choses à apprendre de Saori...
- Je ne parle pas de terminaisons nociceptive ou thermoréceptrice, mais...
- ...de Corpuscules de Pacini ! Oui j'en ai entendu parler effectivement...


Ca alors... Saori était calée en biochimie ! Cette conversation était surréaliste. Ils s'entendaient bien ces deux là...
Cette constatation éveilla un douloureux sentiment dans le c½ur d'Hayden. Jamais il n'avait eut ce genre de conversations avec Saori... jamais il n'avait éveillé en elle cet engouement qui l'animait ce soir, pour quelque sujet que ce soit. Jamais non plus il n'avait illuminé son regard comme il l'était en cet instant. Le charme de Reece ne laissait pas la jeune fille impassible, il le voyait bien. Hayden réalisa soudain qu'il n'avait jamais été dans la course. Cette évidence le fit d'abord rire intérieurement, puis l'ironie se changea en désespoir. Ce qu'il ressentit à ce moment fut si fort, si douloureux, que pour la première fois de sa vie, Saori le ressenti. Même sans ses facultés d'empathie elle aurait finit par s'en rendre compte, Hayden était devenu pâle comme un linge. Elle fit un mouvement brusque et se libéra de la main de Reece.

- Hayden... tu... tu te sens bien ?
- C'est vrai ça, tu fais une drôle de tête depuis tout à l'heure, appuya Thalia.
- Non je ne me sens pas très bien là.
- Je t'avais dit de limiter les mélanges d'alcool ! dit la blondinette.

Tout le monde rit, mais Hayden et Saori, eux, restèrent de marbre. Cette dernière se senti mal à son tour. Elle découvrait ce sentiment inédit mêlé de rage, de souffrance et... il y avait autre chose... quelque chose de fort, de... brûlant. Qu'est-ce que ça pouvait bien être ?
- Je vais rentrer je crois, dit Hayden qui ne put supporter la situation plus longtemps.
- Je te raccompagne, dit Saori
- Non, ça va aller. Je crois que... tu es mieux ici. Amusez-vous bien.

Il s'était retiré discrètement, renonçant ainsi indirectement à Saori. Son c½ur s'emballa de plus belle et lorsqu'il quitta le bar, la jeune Argone su qu'il pleurait dans la rue. Elle eut le c½ur déchiré par tant de peine qu'elle ne parvenait pas à expliquer. Les conversations reprirent après ce départ, mais ce n'était plus la même chose. Saori était ailleurs.
Lorsque deux heures du matin sonnèrent et que le Remington ferma ses portes, la petite bande d'amis fut contrainte de rejoindre la nuit.

- Qu'est-ce qu'on fait maintenant ? demanda Seth
- Il y a d'autres bars si vous voulez, dit Thalia

La petite bande fixait son programme mais Saori ne prit pas part aux délibérations. Elle ne rêvait que d'une chose : s'affaler sur son lit. Reece, qui remarqua que la jeune fille se tenait à l'écart, la rejoint et voulu s'assurer qu'elle allait bien. Le moins que l'on pouvait dire de cette jeune fille étrange était qu'elle cumulait les sautes d'humeur.
- Tu ne sens pas bien toi non plus ?
- Je crois que je vais rentrer.
- Déjà ?
- Oui.
- Il n'y a rien qui puisse te faire changer d'avis ?
- Non, je crois que j'ai eu mon compte pour ce soir.
- ...


Saori réalisa que ce qu'elle venait de dire pouvait être très mal interprété. D'ordinaire, elle s'en fichait superbement, mais aujourd'hui, parce qu'elle avait fait assez de mal aux gens comme ça, parce qu'elle avait besoin d'être au claire avec elle même, parce que... parce que c'était Reece, elle voulu rattraper son lapsus.
- N'y voit rien de personnel, cette soirée à fini bien mieux que je ne l'aurait espéré mais là ... il est temps que je rentre.
- Je comprends. D'autant que ta fête d'anniversaire d'hier a du se finir aux aurores, tu dois être épuisée.
- Oui...

Saori était de plus en plus émerveillée par le jeune homme. Reece était très différent des garçons qu'elle connaissait. D'habitude, ils étaient tous si lourds, si insistants. Mais lui, il semblait réellement la comprendre et se soucier d'elle.
- Est-ce que... tu me permettrais de te raccompagner jusqu'à chez toi ?
- Et bien...
- Ce sont mes dernières heures ici, après je te laisserai tranquille, promis.

Saori sourit et baissa la tête. Pour la première fois de sa vie, elle ne prit pas la peine de réfléchir à toutes les possibilités désastreuses statistiquement envisageables, elle céda sans batailler.
- D'accord. Je vais dire au revoir aux autres.

Lorsque les adieux furent faits, les deux jeunes gens entamèrent leur promenade au clair de lune.
- Alors vous rentrez à LA demain ?
- Eh oui... retour à la vie normale. Et toi ? Quand reprends-tu tes cours à Ingelwood ?
- La semaine prochaine. Mais j'y retourne déjà pour le week-end.
- Le temps de reprendre un peu tes marques ?
- Il y a de ça, mais c'est surtout que c'est exigé par le règlement.
- Il a l'air strict ton établissement.
- Disons qu'ils ne lésinent pas sur la discipline.
- Aaah la discipline, c'est important !
- C'est curieux, j'ai du mal à t'imaginer te plier à un quelconque règlement, lui dit-elle en souriant.
- Tu serais surprise de voir ce que je suis capable de faire lorsqu'on me l'ordonne.
- Vraiment ?
- Oui je peux être un redoutable serviteur, me courbant pus bas que terre pour exaucer les volontés de mes maîtres, dit Reece sur le ton de l'ironie.
- Impressionnant ! repris Saori sur le même ton. Mais je n'en crois pas un mot !

Reece rit à son tour. A nouveau Saori se perdit dans ce sourire qu'elle trouvait irrésistible... irrésistible oui. Tout en lui l'était. C'était bien la première fois qu'elle ressentait une telle attirance pour quelqu'un. A son grand damne, ils arrivèrent très rapidement devant chez elle.
- C'est ici.
- Oh. D'accord.
- Merci de m'avoir raccompagnée.
- C'est normal.

Reece plongea ses yeux envoûtants dans le regard de Saori qui s'en retrouva comme étourdie. Que fallait-il dire ou faire maintenant ? Curieusement, elle n'avait pas envie que cet instant se termine... elle ne voulait pas que tout s'achève ainsi, sur le pas de sa porte.
Ce fut Reece qui brisa le silence le premier.
- Ecoute Saori... je ne sais pas ce que tu en penses, mais j'ai vraiment passé une soirée très agréable en ta compagnie. Le sort, ou le destin qui sait, a voulu qu'on se rencontre ici, à Buckeye, la ville la plus paumée d'Arizona. Et en plus ton école et mon entreprise se trouvent dans le même coin de la planète ! Je ne sais pas... je trouve que ce serait une sacrée offense que de refuser ce coup du destin, non ?
- En général je ne crois pas spécialement au destin...
- ... Mais ?
- Mais c'est vrai qu'il y a quelque chose d'étrange à cette rencontre.
- Et est-ce que tu crois qu'il y aurait des chances pour que cette rencontre étrange se réitère dans la ville étrange de Los Angeles ?
- Peut-être bien...

Reece se rapprocha de la jeune fille dont le c½ur battait la chamade. Il glissa une main dans la poche de son jean et saisi ce qui semblait être un petit agenda. Il déchira un coin de page et y inscrivit son adresse mail ainsi que l'adresse de son appartement à Lynwood.
- La balle est dans ton camp, jolie Saori. Si tu décides de me revoir, j'en serais ravi. Sinon, je passerai le reste de ma vie à me morfondre... mais tu fais ce que tu veux, je ne veux pas te mettre de pression.
La jeune fille échappa un petit rire. Reece s'approcha plus près d'elle encore et lui attrapa à nouveau la main. Saori ressenti comme une décharge électrique au creux du ventre. Elle reteint son souffle.
- Blague à part, je te trouve vraiment spéciale comme fille et j'espère sincèrement que tu me contacteras.
Il posa délicatement ses lèvres sur la douce main de Saori dans laquelle il déposa discrètement le morceau de papier, tel un illusionniste. Puis il recula, sans lui tourner le dos.
- Au revoir, dit-il avant de s'éloigner dans l'obscurité.

Il était déjà reparti lorsque Saori murmura « au revoir ».

___

Seth --> Jensen Ackles
Reece --> Hayden Christensen
Troy --> Ashton Kutcher
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# Posté le mardi 06 février 2007 13:28

Modifié le jeudi 08 février 2007 06:15

Appel aux avis des lecteurs

Appel aux avis des lecteurs
J'en arrive à un stade où j'ai besoin de connaître l'avis des gens, de savoir si cette histoire est viable ou non et ce qu'elle éveille chez le lecteur.
J'ai donc décidé de suivre le conseil d'une jeune auteur sur un autre blog et de m'inscrire sur http://www.boosterblog.com pour faire parler de Next Generation. J'ignore exactement comment ça fonctionne mais j'espère que vous serez nombreux à vous intéresser à cette histoire et à
me donner votre avis.

Angie


EDIT : D'accord, l'effet est assez immédiat, je dois bien le reconnaître. En revanche je réalise que ce n'était pas du tout une bonne idée. Je suis plus que dégoûtée là. Je lance un appel pour avoir des avis sur mon histoire et je me retrouve avec des commentaires du style "si tu postes chez moi je poste chez toi". Navrée mais ce n'est pas du tout ce que j'attendais et encore moins l'image que je me fait d'un blog. Il y a certaines personnes qui m'ont intriguée et chez qui j'irai effectivement passer du temps, les autres, ceux qui ne prennent même pas la peine de lire ce que j'ai écris, ceux qui s'imaginent qu'ils sont ici sur "Pub Land", merci mais vous pouvez retourner d'où vous venez !
Je sais désormais comment fonctionne Booster Blog, je jure que l'on ne m'y prendra plus !

# Posté le vendredi 09 février 2007 15:45

Modifié le dimanche 11 février 2007 18:02